

Mes comusiciens
Gunnar Börjesson, guitare douze-cordes. J’ai rencontré Gunnar la première fois à la fin des années quatre-vingt-dix. Quelques années plus tard nous avons formé Celsiustrion, un trio avec sa femme Elisabeth à la nyckelharpa. Gunnar joue aussi de la säckpipa, ce qui est un grand avantage quand nous jouons ensemble, ainsi qu’il connaisse si bien mon instrument.
Stefan Ekedahl, säckpipa. Stefan est bien connu dans le milieu de la musique folklorique, par son association avec le groupe Blå Bergens Borduner par exemple. Nous avons joué ensemble de temps à autre depuis 1997. Stefan joue une säckpipa traditionnelle en E/A, insufflée par la bouche, fait par Leif Eriksson. D'après ce que je sais l’anche dans son tuyau mélodique est la plus vieille anche actuellement employée chaque jour. Il l’a fait en 1984.
Jan Winter, groddalira (vielle à roue gotlandais) et hummel (instrument proche a l’épinette de Vosges). Bien que nous habitions tous les deux à Uppsala nous nous sommes rencontrés la première fois à Visby sur l’île Gotland à un festival médiéval en 1996. Nous avons fait beaucoup de choses amusantes ensemble depuis ce temps-là, dans de nombreuses circonstances, le plus souvent par le duo un peu scabreux de musique ancien Zenner&Greiner. Jan était aussi un des musiciens sur le disque Säckpipa de Per Gudmundson, il y a 25 ans…
Traduction par Milla Emrén
La cornemuse suédoise, la säckpipa, n’est pas un instrument très commun, et elle ne l’a probablement jamais été.
La plupart des Suédois n’en n’ont probablement jamais entendu parler, mais il y a cent cinquante ans, elle était nommée instrument national, avec la nyckelharpa (un instrument qui ressemble à une vielle) par le savant de musique C.A. Mankell.
Il y a des traces de la säckpipa qui remonte jusqu’au Moyen Âge en Suède, comme dans à peu près tous les pays européens, et il est probable qu’il y en avait plusieurs sortes. Mais des nouveaux idéaux de musique et des instruments plus faciles à entretenir, comme le violon et l’accordéon, écartaient peu à peu les vieux instruments à bourdons. Au début du vingtième siècle, il ne restait presque rien de la tradition de la säckpipa, juste un peu dans la province de la Dalécarlie, à l’intérieur de la Suède.
Une säckpipa traditionnelle est équipée d’une poche que l’on tient sous le bras, un porte-vent dans lequel on souffle, un tuyau mélodique et un bourdon qui est environ de la même longueur que le tuyau mélodique et donne un ton constant. Les tuyaux de jeu sont équipés d’une anche simple comprenant une languette de roseau pareille à des anches de clarinette et de saxophone, à la différence des anches double du hautbois classique.
En 1934 une thèse des cornemuses en Suède, « Säckpipan i Sverige «, était publiée par Mats Rehnberg (1915-1984) par le Musée Nordique à Stockholm. En 1937 il avait trouvé des signes d’une tradition de cornemuses suédoises, grâce à un mot dialectal de la Dalécarlie. Au cours d’une évacuation des collections d’un musée deux ans plus tard quelques cornemuses singulières tombaient d’une boîte ...
La découverte de Rehnberg était sensationnelle. Pendant les décennies suivantes, quelques instruments étaient reconstitués, mais les essais de raviver l’instrument n’étaient pas réussis avant 1981, quand l’artisan Leif Eriksson et le musicien Per Gudmundson sortirent un instrument fiable et Eriksson commença à les fabriquer à grand tirage. En 1983 Gudmundson enregistra le 33-tours « Säckpipa », un classique célèbre qui présente l’instrument pour les masses. Depuis cela on trouve la säckpipa sur beaucoup d’enregistrements, mais il n’y a pas de disque après où l’instrument est au centre de la sorte.
Il y a maintenant vingt-cinq ans depuis la publication du disque de Gudmundson. Environ 1500 instruments sont construits et des divers variantes et augmentations sont faites, par exemple la säckpipa suédoise à soufflet qui est dans beaucoup de sillons ici. La variante traditionnelle, une sackpipa « à bouche », en E/A avec un bourdon, est quand même toujours la plus commune.
Mes instruments
J’ai entendu parler de la tradition de la säckpipa pour la première fois en 1991. Après cela l’instrument domine ma vie musicale et elle est devenue une passion, une vocation. Je joue principalement deux instruments : une säckpipa traditionelle à bouche en E/A (mbA sur la liste de musique) et une variante á soufflet, plus augmentée avec trois bourdons qui peuvent êtres configurés et deux tuyaux mélodiques qui peuvent êtres démontés (bbA et bbG sur la liste de musique). Les deux instruments sont faits par Alban Faust.
Il existe des cornemuses à soufflet datant du seizième siècle, mais il n’y a pas de preuve que la säckpipa eut été insufflée par un soufflet auparavant. Le soufflet aide à garder l’instrument bien accordé, comme l’air dans la poche reste sec. En plus le soufflet donne la possibilité au sonneur de chanter en même temps qu'il joue une mélodie. Il y a beaucoup d’exemples de ce genre-ci, faites sans prise de son multipiste.
La musique
Ce disque contient 25 morceaux dont la moitié sont d'origine dalécarlienne, le reste venant d'autres régions de la Suède. La variété la plus fréquente ici est la polska, une danse traditionnelle suédoise à trois temps, semblable à la mazurka et la polonaise. Il y a aussi cinq marches et huit chansons, dont deux sont des ballades médiévales (numéro 14 et numéro 25). Quatre morceaux ont des liens connus avec quelques sonneurs de cornemuse célèbres du dix-neuvième siècle : Erik Persson, Gucku Olof Olsson, Nedergårds Lars Olsson et Kniv-Anders.
La cornemuse suédoise